Nous sommes ce que nous semons
Nous sommes
ce que nous semons

Nous sommes ce que nous semons

en - fr

" Semons la biodiversité"

" Contre le fichage génétique et l’appropriation du vivant" : le film

Le film d’Eric Boutarin fait la synthèse du colloque "Semons la biodiversité" qui a eu lieu à Paris en octobre 2008 ; il est à découvrir dès aujourd’hui ! Vous pouvez aussi le retrouver sur le site de la Télévision paysanne. N’hésitez pas à faire partager cette vidéo autour de vous...

Un DVD est en préparation. Publié le 8 juin 2009.


Des tournesols mutés dans nos champs : des OGM qui ne disent pas leur nom ! Le 20 mai à 14 h, le CETIOM (Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains) a organisé, au Silo de la Zone Industrielle de la Croisière à Bollène (84), une démonstration de cultures de tournesols.

Des tournesols mutés tolérants à des herbicides

Des OGM clandestins ?

Pioneer et BASF proposent de nouvelles variétés de tournesols dont la particularité est d’être tolérants à un herbicide. Leurs promoteurs prétendent qu’il ne s’agit pas d’OGM.  La directive européenne qui réglemente les OGM les exclut de son champ d’application.

Qu’en est-il exactement ? Voir les points de vue technique et réglementaire sur le site OGM 31

Dossier de presse de la visite citoyenne sur le site du CETIOM à Bollène, le 20 mai 2009

A la suite de l’annonce dans la presse spécialisée agricole (Perspectives Agricoles n° 353 Fev 2009) de la prochaine commercialisation en France par les sociétés Pionner et BASF de tournesols et de colzas résistants aux herbicides, les débats et les recherches sur le statut juridique et l’état de développement de ces plantes résistantes à un herbicide ont avancé.

* Suite aux prises de positions publiques du Colloque OGM/Biodiversité d’octobre 2008 et des Etats Généraux de Toulouse les 18 &19/04,

* Suite à la confirmation de l’inscription au catalogue européen des tournesols résistants (déjà cultivés dans d’autres pays européens),

* Suite à la confirmation d’essais CETIOM, notamment de tournesols Pionner et BASF, à Bollène (84),

* Suite à l’homologation le 29 mars 2009 de l’herbicide Express SX de DuPont rendant opérationnelle dès cette année la culture de son tournesol muté résistant ExpressSunTM,

* Suite à la confirmation par le CETIOM des demandes d’homologation des herbicides (pour 2009) et des colzas (pour 2011) concernés,

* Suite au communiqué de presse de Pioneer/DuPont du 4 mai 2009 annonçant que la technologie ExpressSunTM (tournesols mutés) est disponible,

il devient urgent de faire rentrer plus fortement dans l’espace public ce sujet des semences mutées sous leurs divers aspects mais en particulier en ce moment celui des tournesols résistants aux herbicides, d’autant plus que ces technologies peuvent être légalement commercialisées sans qu’il soit fait mention du fait qu’elles sont des OGM.

Aussi, pour faire savoir qu’il s’agit bien d’OGM clandestins et pour ouvrir le débat public, les signataires de cet appel invitent tous les citoyens à venir interpeller les responsables du CETIOM de Bollène.

Documents joints

1. Le tract d’appel : voir Des OGM clandestins : les tournesols mutés résistants à un herbicide

2. La lettre envoyée au MEEDDAT-et au MAP-

PDF - 104.9 ko
lettre MEEDDAT 140509

3. La lettre envoyée au CETIOM

PDF - 17.9 ko
lettre CETIOM

4. Le Communiqué de Presse de Pioneer/DuPont

PDF - 87.5 ko
CP Pioneer ExpressSun

5. Un article explicatif du réseau anti-OGM :

Des tournesols mutés tolérants à des herbicides, des OGM clandestins ?

6. Définition des OGM dans un extrait de la directive Européenne 2001/18

PDF - 312.8 ko
Directive 2001/18

7. Deux articles sur ces tournesols mutés :

* Lignée de tournesol SU7 avec caractère ExpressSun et tolérant les herbicides

* Les tournesols résistants à des herbicides se font prier

8. Un article sur les "super mauvaises herbes" :

OGM : la menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie

Les Communiqués de Presse des organisations signataires des 15 mai & 20 mai

sur le site de la Confédération Paysanne

2 autres articles :

- « L’industrie génétique remet en cause la possibilité pour nos enfants de se nourrir » Par Sophie Chapelle (11 mars 2009) sur BASTA !

- "Des trucs louches dans la soupe" - Article de Patrick Piro paru dans Politis le jeudi 21 mai 2009-POLITIS


PDF - 98.7 ko
Compte-rendu des Etats Généraux de Toulouse

Deux journées de rencontres, d’échanges, de travaux en ateliers ou en plénières dont les organisations paysannes, environnementales, altermondialistes, et les collectifs anti-OGM, avaient besoin, avec deux objectifs :
- ne pas baisser la garde sur la lutte contre les OGM
- et mieux s’approprier les enjeux multiples autour des semences et de leur usage.

En effet, d’un côté on pourrait penser que les nouveaux moratoires luxembourgeois et allemand sur les cultures de maïs Mon810 aidant, l’affaire est gagnée. Loin de là, la seule chose effectivement gagnée est que ce maïs n’a jamais réussi, depuis plus de 10 ans, à être cultivé plus que marginalement. Mais de nouvelles demandes de maïs pourraient être votées en juin et la question des importations, notamment de soja, pour l’alimentation animale est toujours centrale. Pour l’alimentation humaine, les critères d’étiquetage des produits végétaux, animaux et transformés qui découleront de la définition du « Sans OGM » sont une question cruciale pour la définition des règles de « coexistence », dont le Haut Conseil des Biotechnologies présenté le 22 avril sera bientôt saisi.

De l’autre, l’avenir du paysage semencier français et européen fait face à deux risques importants :
- d’un côté, celui du statut juridique des semences entre Brevets, Certificat d’Obtention Végétale et droits des paysans,
- de l’autre, les biotechnologies autres que la transgénèse exclues du champ d’application de la directive sur les OGM qui font apparaître par exemple des tournesols et colzas mutés en attente d’autorisation, ou les futurs OGM stériles du programme Transcontainer.

9 ateliers sur 2 jours ont travaillé ces sujets avec sérieux et bonne humeur, beau temps et bonne nourriture pour les pauses, bonne musique pour le samedi soir. Et ce sont plus de 200 personnes qui ont permis d’aboutir à un panel de conclusions très larges d’où il ressort des axes forts. Informer et pour cela bien former les « militants », se coordonner, construire les partenariats pour :

- Agir sur le dossier alimentation animale, comme à Sète le 16 mai prochain, et interpeller sur le terrain (ports et fabricants d’aliments) ; construire les alternatives par des plans régionaux d’autonomie en protéines végétales et par un travail sur la présence d’OGM en dessous de 0,9% en clarifiant transparence et mesures correctives pour ne pas céder à la fatalité de l’accidentel, du fortuit ou techniquement inévitable qui devient ou deviendrait permanent.

- Multiplier les initiatives permettant d’augmenter la restauration sans OGM hors foyer, en particulier scolaire, en engageant encore plus tous les acteurs, notamment les parents d’élèves, en soutenant fortement toute la diversité des actions concrètes d’accès au foncier pour lever les freins afin que les projets augmentent et existent encore plus.

- Agir sur les dossiers d’autorisation d’OGM pour la culture ou l’importation, où la question de la présence d’OGM autorisés ou non dans l’UE pèse et pèsera très lourdement dès l’automne une fois les élections européennes et la nouvelle Commission mise en place ; mais aussi agir aussi sur les risques de reconnaissance mutuelle entre pays des OGM autorisés chez l’un ou l’autre, dossier que le Codex Alimentarius à Genève (FAO/OMS) entend faire avancer très vite.

- Rendre visible l’existence des « OGM clandestins » pour que leur évaluation et l’information du public soient a minima faites sur les bases de la directive 2001/18 qui en fait état sans les faire rentrer dans son champ d’application.

- Développer les actions autour des droits paysans sur les semences (conserver, ressemer, échanger, vendre les semences produites à la ferme) à tous les échelons territoriaux et politiques en s’appuyant sur le travail réalisé au TIRPAA, et notamment pour être prêt sur les échéances du nouveau paysage semencier européen et de sa réforme et des textes français en attente (Loi UPOV)

- Développer les nombreuses initiatives existantes sur les semences en informant et formant de plus en plus de paysans à ces pratiques, par la production d’outils politiques argumentaires et techniques ainsi que les implantations de « maisons de la semence » avec l’appui des collectifs de la société civile.

- Appuyer les résistances dans les pays du Sud, notamment faces aux menaces qui pèsent sur les centres d’origine, comme le berceau du maïs en Amérique Latine, et sur la souveraineté alimentaire des peuples.

Beaucoup de travail en perspective, beaucoup de volontés et de solidarités à l’œuvre... à suivre !

Le collectif d’organisation des États Généraux

Retrouvez la synthèse des ateliers au format pdf ci dessous :

PDF - 111.3 ko
Synthèse des ateliers

Plus d’infos sur ces Etats généraux ici.


Le lundi 27 et le mardi 28 octobre, plusieurs centaines d’organisations et de citoyen-ne-s se sont mobilisés sur les thèmes de l’évaluation de l’impact des OGM, de la règlementation européenne sur les semences et des droits des paysans et jardiniers en particulier. Vous pouvez télécharger les comptes rendus du colloque et de la réunion publique au format pdf ci dessous.

PDF - 170.6 ko
Colloque 27 octobre 2008
PDF - 109.4 ko
Réunion publique 27 octobre 2008

Un diaporama en anglais sur lequel s’est appuyé Marco Contiero de Greenpeace International lors de son intervention est également téléchargeable :

PDF - 1.1 Mo
Impact des politiques européennes

Le 28 octobre, une délégation du collectif « Semons la biodiversité » a remis sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris des sachets de semences fermières (semences sélectionnées par l’industrie semencière mais multipliées à la ferme) et paysannes (semences sélectionnées et reproduites à la ferme) à Denis Baupin, maire adjoint de Paris chargé du Développement Durable, de l’Environnement et du Plan-climat, et Fabienne Giboudeaux, adjointe au Maire de Paris en charge des espaces verts.

Tous les échanges de semences paysannes, même à titre gratuit, sont interdits par la législation française alors qu’ils sont indispensables à la survie de la biodiversité cultivée par les paysans. Par ailleurs, les paysans qui ont récolté dans leurs champs ces grains de blé refusent de payer des royalties à l’industrie semencière : ils sont de ce fait coupables de contrefaçon et toute personne acceptant de recevoir ces semences devient coupable de recel d’une contrefaçon.

Après Jacques Boutault, Maire du 2e arrondissement de Paris qui avait accepté la veille au soir les sachets de semences paysannes, en présence de plus de 350 personnes en salle Jean Dame, deux autres élu-e-s sont devenu-e-s receleurs... Pour voir la remise de sachets, cliquez sur la vidéo ci dessous :

Un projet de délibération a également été proposé à Denis Baupin et Fabienne Giboudeaux : ces derniers se sont engagés à soumettre cette délibération au vote du prochain Conseil de Paris de novembre. La veille au soir, Jacques Boutault, Maire du 2e arrondissement s’est lui aussi engagé à soumettre cette délibération lors du prochain Conseil municipal.

Les 24 et 25 novembre 2008, le Conseil de Paris a adopté le vœu sur la biodiversité agricole et alimentaire déposé par Denis Baupin, Jacques Boutault, Fabienne Giboudeaux et les éluEs du groupe Les Verts.

Il est désormais du ressort de chaque citoyen et collectif de mobiliser les élu-e-s pour faire adopter en Conseil municipal, général ou régional la délibération suivante qui :
- invite la France à traduire effectivement le TIRPAA (Traité international pour l’agriculture et l’alimentation) dans notre législation nationale en vue de reconnaitre aux agriculteurs et jardiniers le droit de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences ou du matériel de multiplication reproduits à la ferme sur son territoire,
- invite les parlementaires à faire respecter leur vote en interdisant tout droit de propriété intellectuelle sur le vivant et en limitant les normes commerciales et les droits des obtenteurs là où commencent ceux des agriculteurs.

Retrouvez cette délibération en cliquant ici ou en téléchargeant le fichier pdf ci dessous :

PDF - 23.1 ko
Délibération

Jacques Boutault, Denis Baupin et Fabienne Giboudeaux se sont enfin associés, à travers une déclaration commune avec le collectif « Semons la biodiversité », au mouvement des semeurs volontaires de biodiversité. Ils ont exigé une évaluation indépendante et contradictoire des risques des OGM sur la santé, l’environnement et les agricultures paysannes, biologiques et de qualité. Merci de diffuser largement la déclaration commune ci dessous !

DÉCLARATION COMMUNE ADOPTÉE LE 27 OCTOBRE A PARIS PAR LE COLLECTIF SEMONS LA BIODIVERSITÉ

Nous, paysans, jardiniers, consommateurs, citoyens, réunis ce lundi 27 octobre à la salle Jean Dame de la mairie du 2° arrondissement de Paris, déclarons nous associer au mouvement des semeurs volontaires de biodiversité. En conservant, en semant, en multipliant, en échangeant et en vendant des semences de variétés paysannes libres de droit, non mutées ni manipulées et non inscrites au catalogue officiel, nous refusons : tout droit de propriété intellectuelle sur le vivant, brevet ou certificat d’obtention végétale, le fichage génétique des plantes ou des animaux dans le seul but de faciliter ces formes légales d’appropriation privée des biens communs, les semences industrielles manipulées grosses consommatrices d’engrais et pesticides chimiques qui réchauffent la planète et affament les peuples pauvres pour nourrir les animaux et les voitures des riches,

En conservant, en semant, en multipliant, en échangeant et en vendant des semences de variétés paysannes libres de droit, non mutées ni manipulées et non inscrites au catalogue officiel, nous : contribuons au renouvellement indispensable de la biodiversité cultivée, garantissons l’existence d’agricultures paysannes et biologiques seules capables de nourrir et de refroidir la planète, défendons notre droit à une nourriture suffisante, de qualité et à la souveraineté alimentaire, devenons volontairement receleurs et diffuseurs de variétés paysannes interdites par des lois illégitimes,

Nous exigeons une évaluation indépendante et contradictoire des risques des OGM sur la santé, l’environnement et les agricultures paysannes, biologiques et de qualité. Toute coexistence est impossible et le droit des régions et des pays à refuser toute culture de PGM et toute semence contaminée doit rester inaliénable. Une semence ou un produit n’est pas un peu contaminé. Ils sont contaminés ou ne le sont pas. Nous refusons toute dissémination de plantes génétiquement manipulées, que ce soit par transgénèse, mutagénèse dirigée, fusion cellulaire, nanotechnologies ou autres techniques de bricolage du vivant.

Les semences sont le bien commun des communautés rurales qui les ont sélectionnées et conservées. C’est pourquoi, au soir de cette initiative de la campagne « semons la biodiversité », nous nous engageons à faire respecter les droits collectifs des paysans et des communautés d’user, de développer, d’échanger et de protéger leurs semences, première marche du droit des peuples à la souveraineté alimentaire, contre la globalisation du commerce.

Si l’ensemble des paysans, jardiniers, consommateurs, citoyens sèment et cultivent la biodiversité enfermée dans les banques de gènes partout dans leurs champs, jardins privés, partagés ou publics, sur leurs balcons, alors le château de carte des Droits de Propriété Intellectuelle sur le vivant s’écroulera. A Paris, le 27 octobre 2008

Télécharger la déclaration commune au format pdf ci dessous

PDF - 54.1 ko

Retrouvez également le dossier de presse de l’événement ci dessous :

PDF - 247.1 ko

Portfolio


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Espace privé | SPIP